LE DIAMANTAIRE

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Avant de tailler son personnage de street artist, le Diamantaire s’est extrait du gisement d’une enfance de province où l’art était absent. C’est la découverte d’une photo d’une œuvre d’Obey dans un magazine qui provoque le choc poussant l’adolescent vers la rue, à l’orée des années 2000 : il se lance dans le graff en compagnie de son crew et, dans la plus pure tradition du vandalisme, épuise rapidement tous les murs de sa ville natale de Normandie. Tant et si bien qu’il finit par « tomber » : interdit de graff, il n’abandonne pas pour autant les murs et s’adonne au pochoir, qui lui offre un moyen d’expression plus accessible et percutant. Etudiant en métallerie puis chaudronnerie, il prend goût au façonnage manuel et s’initie à des techniques et calculs qui préfigurent son travail sur le miroir. Son arrivée à Paris en 2008, pour suivre une formation en communication visuelle, est avant tout motivée par le désir de se jeter dans le grand bain et de mieux maîtriser l’art de passer des messages. A ses premières expériences professionnelles, mitigées, il préfère l’énergie et la poésie du street art fleurissant sur les trottoirs de la capitale. La puissance d’évocation d’Invader, de Krisprolls ou de Gilbert confirme son attrait pour les visuels impactants et les identités marquées. Le Diamant émerge progressivement de son travail artistique pour s’imposer comme l’évidence même. Si le street art, expression populaire par excellence, est un cadeau fait à la rue et à ses passants, alors le Diamant prouve que l’on peut donner ce qu’il y a de plus recherché au plus grand nombre. Par sa forme élégante, par son caractère précieux, par ses réflexions chatoyantes animant le bitume ou les pavés, il s’offre aux regards comme un trésor niché dans le quotidien. Le support même du miroir, fascinant et original, confère un supplément d’âme à des œuvres qui s’attachent à rendre hommage à l’esprit de la rue : le Diamantaire utilise exclusivement du matériau abandonné à qui il offre une nouvelle vie par son travail d’orfèvre. En 2013 a eu lieu sa première exposition personnelle, « Atelier » (Republic Gallery), dans laquelle l’artiste explore des techniques alternatives (gravure, mosaïque…) et d’autres matériaux (bois, métal…) tout en veillant à respecter l’éthique du street art : intègre, subversive et ouverte. De Paris à Los Angeles en passant par Bordeaux, Barcelone, Bruxelles ou Zurich, déjà plus d’un millier de Diamants scintillent au détour des rues et, au-delà du plaisir esthétique qu’ils procurent, nous rappellent que les murs ont toujours des choses à dire, comme autant de portes ouvertes vers un univers où se reflète en couleur le mouvement de la ville et de ceux qui la font.

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